Parmi les pierres grises de Kira Mouratova (1983), l’itinéraire d’un film soviétique

L’œuvre soviétique de Mouratova (1958-1989) a souvent été considérée comme l’une des plus exemplaires en termes de censure exercée dans le cinéma durant la période de la stagnation, puis durant la Perestroïka en URSS. Cette œuvre offre en outre un cas d’analyse intéressant dans la mesure où la situa...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/1895,
1. autor: Zvonkine, Eugénie
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2011
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:L’œuvre soviétique de Mouratova (1958-1989) a souvent été considérée comme l’une des plus exemplaires en termes de censure exercée dans le cinéma durant la période de la stagnation, puis durant la Perestroïka en URSS. Cette œuvre offre en outre un cas d’analyse intéressant dans la mesure où la situation excentrée de Mouratova et du studio dont elle dépend multiplie les étapes de contrôle entre Odessa, Kiev et Moscou ainsi que les instances politiques. Encore faut-il comprendre ce qu’on appelle trop évasivement « censure » dans le système de production-distribution soviétique. Le cas de Parmi les pierres grises (Sredi seryh kamnej, 1983) est sans doute l’un des plus fameux qu’ait connus Kira Mouratova car l’un des plus violents des années 1970-1980. Il se termine en effet par le renvoi de la cinéaste du studio d’Odessa, situation rarissime en Union soviétique où le chômage n’existant pas on préfère laisser les gens sans travail ou les employer à d’autres tâches que de les renvoyer officiellement. Ce cas est ici examiné dans le détail de son processus via la compilation des dossiers d’archive du studio et des instances administratives et politiques.