Actualités et films documentaires : nouvel éclairage sur l’activité des installations de Marcel Pagnol à Marseille entre 1940 à 1942
Étudier la figure incontournable du cinéma français qu’est Marcel Pagnol permet d’éclairer un pan entier de l’histoire de ce dernier sous l’Occupation. En juin 1940, les autorités allemandes ordonnent la fermeture de tous les studios et laboratoires de la zone occupée (ZO). Disposant du seul laborat...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/1895, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze
2026
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Étudier la figure incontournable du cinéma français qu’est Marcel Pagnol permet d’éclairer un pan entier de l’histoire de ce dernier sous l’Occupation. En juin 1940, les autorités allemandes ordonnent la fermeture de tous les studios et laboratoires de la zone occupée (ZO). Disposant du seul laboratoire fonctionnel situé en zone non-occupée (ZNO) et de studios, Pagnol se retrouve du jour au lendemain dans une situation de quasi-monopole. Son activité jusqu’alors modeste à Marseille se développe à partir de l’automne 1940. En 18 mois une douzaine de longs métrages y sont réalisés ainsi que de nombreux documentaires. Ses laboratoires assurent le tirage de la presque totalité des copies de films (fictions, documentaires et films d’actualités) produits dans la ZNO durant cette période. Sa situation n’a jamais été aussi florissante. C’est pourtant un autre récit qu’il livre dans ses Carnets de cinéma rédigés à la Libération. Pagnol aurait, durant deux années, tenté de résister tant bien que mal aux pressions exercées sur lui par le gouvernement de Vichy et par les autorités d’occupation qui convoitaient ses sociétés, jusqu’à ce qu’il décide, en juin 1942, de se retirer provisoirement du cinéma en vendant ses studios et ses agences de distribution à la société Gaumont. Or les commandes de l’État ont représenté une part non négligeable de l’activité et des recettes des installations marseillaises de Pagnol, et sa participation à plusieurs documentaires de propagande atteste son désir de faire de ses studios du Prado une des pièces maîtresses du dispositif de relance du cinéma mis en place par le régime de Vichy en zone sud et de s’imposer comme un industriel désormais incontournable du nouveau paysage cinématographique français. |
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