Des difficultés qu’il y a à appréhender les films « de l’Occupation » et de quelques précautions à prendre pour tenter d’y parvenir (propositions)
L’étude des films français produits après la défaite militaire française et l’Occupation partielle puis totale du pays par l’armée allemande a donné lieu à une abondante bibliographie qui s’attache soit à l’organisation de la production sous le contrôle de l’État et de l’Occupant, soit aux discours...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/1895, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze
2026
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | L’étude des films français produits après la défaite militaire française et l’Occupation partielle puis totale du pays par l’armée allemande a donné lieu à une abondante bibliographie qui s’attache soit à l’organisation de la production sous le contrôle de l’État et de l’Occupant, soit aux discours que tiennent les films dont on a proposé plusieurs modes de classement. Cet article s’intéresse aux conditions de consommation des films. Moins que pour aucune autre période, il est possible d’envisager ces films sans les inscrire dans l’organisation du cinéma, dans la politique de l’État français et par rapport à la domination qu’exerce l’armée allemande et, au-delà, le IIIe Reich, sur lui. Si des thèmes, procédés, structures narratives et dramaturgiques peuvent être communs à des groupes de films voire à l’ensemble des productions, les modulations très fortes infligées par le contexte politique et social obligent à se référer à une périodisation qui tienne compte des temporalités très diverses qui affectent la production et la consommation des films. Si l’on cherche à repérer les effets de ces contraintes sur les films et le discours qu’ils tiennent (explicite ou non), il convient alors de revenir à des études de cas où, quelles que soient les intentions (« directives institutionnelles », projets de producteurs, de scénaristes, etc.), les conditions de consommation de ces films sont, en partie, imprévisibles en raison des délais qui s’étirent entre l’obtention du visa de tournage puis d’exploitation et la projection en salles proprement dite (qui peut se compter en années) et en fonction du contexte évolutif qui peut rendre obsolètes la prise en compte de « mots d’ordre » officiels ou qui peut être affecté par les rapports de force au sein même de l’appareil d’État français, entre celui-ci et les autorités d’occupation, etc. Il y a donc une autonomie relative de la production cinématographique qui conduit à examiner au cas par cas la manière dont les auteurs d’un film ont négocié avec les institutions les contraintes de toutes sortes auxquelles ils sont confrontés. |
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