Les saisies de films par l’armée allemande en France : une histoire de la patrimonialisation du cinéma en cours de re(con)stitution

Les recherches engagées dans le cadre du « Patrimoine spolié pendant la période du nazisme (1933-1945) » (INHA, INP, Mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés du ministère de la Culture) ne se sont guère intéressées à la question du cinéma jusqu’ici. L’histoire des saisies d...

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গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/1895,
প্রধান লেখক: Saint Riquier, Célia de
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2026
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সংক্ষিপ্ত:Les recherches engagées dans le cadre du « Patrimoine spolié pendant la période du nazisme (1933-1945) » (INHA, INP, Mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés du ministère de la Culture) ne se sont guère intéressées à la question du cinéma jusqu’ici. L’histoire des saisies des œuvres cinématographiques pendant l’Occupation en France mérite pourtant d’être étudiée en particulier dans la problématique de la provenance des copies de films. Par « saisie » cet article entend la prise, voire la spoliation de copies de films sans restitution ou compensation financière. Si le destin « russe » des films confisqués par les Nazis – qui sont dans les collections du Gosfilmofond – est maintenant connu, le destin allemand des films saisis en France relève d’une double confiscation qui brouille les sources déjà maigres des archives produites en temps de guerre. En outre, l’étude des saisies de films par l’armée allemande éclaire un autre domaine de l’histoire du cinéma : celui de sa patrimonialisation. L’enjeu de la possession des copies de films dépasse en effet la simple volonté de censure et de propagande et témoigne d’une réflexion en cours d’élaboration sur la conservation du septième art et sur son caractère patrimonial. Cette étude analyse l’histoire de la patrimonialisation cinématographique dont la saisie méthodique et réfléchie des copies de films par l’armée allemande est le témoin. Les bobines voient leur statut varier selon l’utilisation qu’on en fait, la volonté de conservation ou le caractère de prise de guerre qui est le leur. Le processus de saisie éclaire l’histoire en construction du cinéma comme véritable patrimoine qui se dessine pendant l’Occupation, révélant un débat encore vif autour de cette notion.