« Faire silence » dans l’emblématique chrétienne de l’époque moderne : quelques exemples chez Geffrey Whitney, Henry Peacham et Francis Quarles
Faire silence implique que le silence est imposé, souvent à soi-même, pour congédier le discours stérile et faire affleurer la parole intérieure. Dans l’emblématique anglaise chrétienne du début du xviie siècle, le silence est d’abord montré par des images souvent tirées du fonds culturel de l’Antiq...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/1718, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
XVII-XVIII
2017
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Faire silence implique que le silence est imposé, souvent à soi-même, pour congédier le discours stérile et faire affleurer la parole intérieure. Dans l’emblématique anglaise chrétienne du début du xviie siècle, le silence est d’abord montré par des images souvent tirées du fonds culturel de l’Antiquité et qui empruntent à l’éloquence classique plusieurs de ses parties (inventio, dispositio, actio…) Ainsi les images travaillent-elles les émotions de celui qui les regarde. Le silence s’exprime aussi, paradoxalement, par les gloses poétiques, parfois longues comme dans les Hieroglyphikes de Quarles (1638), mais qui refusent pourtant la grande ostentation oratoire à la manière de Cicéron pour privilégier une rhétorique laconique, coupée et brève, à l’imitation de Sénèque ou de Tacite. Images et textes se conjuguent alors pour faire de l’emblème un exercice de méditation silencieuse par lequel l’orant entre en communication avec le divin. |
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