Charles I et la voix silencieuse de Eikon Basilike : le silence comme moyen d'expression

La parole de Charles I, de son vivant, reste, malgré ses efforts, une parole vide et non entendue. Le bruit, qu’il s’agisse des cris de la foule ou bien les querelles engendrées par ses opposants, étouffe sa parole. Son discours est un cri face à la foule et à ses opposants, mais un cri impuissant....

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/1718,
Autor principal: Chaise-Brun, Vanessa
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: XVII-XVIII 2017
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:La parole de Charles I, de son vivant, reste, malgré ses efforts, une parole vide et non entendue. Le bruit, qu’il s’agisse des cris de la foule ou bien les querelles engendrées par ses opposants, étouffe sa parole. Son discours est un cri face à la foule et à ses opposants, mais un cri impuissant. Pourtant, peut-on affirmer que la parole de Charles I est inexistante ? Eikon Basilike est une parole écrite, un silence qui crie l’innocence du roi. « Faire silence » ne signifie pas se taire mais trouver un autre moyen d’expression face au chaos et au bruit. Cela est paradoxalement, pour ce monarque, le meilleur moyen de se faire entendre, et de faire taire les « voix mensongères ». C’est dans ce silence expressif, au-delà de la mort– Eikon Basilike – que Charles Ier semble trouver sa voix.