Réflexions sur la notion de nature à l’âge classique
Les mathématiques jouent un double rôle dans la physique moderne. Elles permettent de construire les phénomènes en les organisant selon des lois, lesquelles sortent de leur domaine juridique pour prétendre devenir celles du système de la nature. L’effet de sidération de la coïncidence des mathématiq...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/1718, |
|---|---|
| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
XVII-XVIII
2017
|
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Les mathématiques jouent un double rôle dans la physique moderne. Elles permettent de construire les phénomènes en les organisant selon des lois, lesquelles sortent de leur domaine juridique pour prétendre devenir celles du système de la nature. L’effet de sidération de la coïncidence des mathématiques avec les phénomènes atteint son apothéose avec Newton, à la gloire du théisme ; mais il fut de courte durée. On découvre alors un second rôle, sceptique, des mathématiques, qui vient rigoureusement saper la certitude que l’on s’apprêtait à donner aux lois, en la fractionnant et en lui assignant des degrés. La nature devient alors ce que le mathématicien conjecture, avec des chances d’avoir raison ou d’avoir tort, et ce qu’il se donne le droit de conjecturer de l’organisation des phénomènes. La conception théiste se dissout dans les chances qu’il s’agit de déterminer et qui ne s’appliquent plus que de façon réflexive aux phénomènes. |
|---|