Le leurre du « violone » dans The Concert de Sir Peter Lely : les sources intimes de l’harmonie

The Concert, tableau de Peter Lely (fin de la décennie 1640), offre la vision bucolique d’un concert dans une clairière, où un violiste et un flûtiste semblent jouer pour un groupe de quatre femmes, placées devant un élégant écran de tentures de velours. Si la présence saillante de la basse de violo...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/1718,
1. autor: Berget, Claire
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: XVII-XVIII 2016
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:The Concert, tableau de Peter Lely (fin de la décennie 1640), offre la vision bucolique d’un concert dans une clairière, où un violiste et un flûtiste semblent jouer pour un groupe de quatre femmes, placées devant un élégant écran de tentures de velours. Si la présence saillante de la basse de violon suggère que le tableau représente un concert, le spectateur attentif détecte néanmoins que l’harmonie du tableau ne passe pas par l’élément musical, mais par une construction spatio-temporelle complexe. Les incohérences que l’on pourrait attribuer à la licence poétique – décor hésitant entre nature et espace intérieur, postures et costumes variés des femmes, absence de connivence entre les personnages – dévoilent à contre-jour, dans un esprit du plus pur baroque, que les apparences sont trompeuses. La musique, par l’entremise de cette basse aux contours féminins que caresse le personnage masculin, est ainsi le révélateur de l’émotion trouble du violiste dans toute sa théâtralité.