« Laws for laughing ! » : discours théorique et pratique thếâtrale sur la scène comique du XVIIIe siècle

Cet article se propose de mettre en lumière les contradictions entre le discours théorique sur le rire et la pratique théâtrale du xviiie siècle. Tout d’abord, il se concentre sur un aspect majeur du débat sur la « régularité » ou légitimité de la comédie qui concerne la nature du comique et l’objet...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/1718,
Auteurs principaux: Martinez, Marc, Rouyer-Daney, Marie-Claire
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: XVII-XVIII 2016
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:Cet article se propose de mettre en lumière les contradictions entre le discours théorique sur le rire et la pratique théâtrale du xviiie siècle. Tout d’abord, il se concentre sur un aspect majeur du débat sur la « régularité » ou légitimité de la comédie qui concerne la nature du comique et l’objet du rire. D’une part, les théoriciens proposent des définitions de l’humour, de la raillerie, du ridicule et se prononcent sur la qualité du rire, convenable ou inacceptable. D’autre part, la composition du répertoire et la programmation des salles officielles démontrent que c’est le rire jugé grossier et souvent agressif de la farce qui assure la prospérité des théâtres. En second lieu, la popularité de l’imitation, pratiquée par les plus grands acteurs, est analysée dans le contexte plus large du jeu de l’acteur comique au xviiie siècle, notamment à travers la théâtralisation grotesque du corps. Enfin, la censure préalable des textes dramatiques, introduite par la loi de 1737, s’est appliquée à éliminer du répertoire la grivoiserie, au nom de la bienséance réclamée par le public bourgeois, et la satire politique, comme en témoignent les démêlés de Charles Macklin avec le Lord Chamberlain. Le rire satirique survit néanmoins avec succès dans les caricatures individuelles de Samuel Foote et grâce aux subterfuges de l’interprétation, ajoutés aux textes préalablement soumis au Censeur.