Le rire interdit: portraits d’hommes d’Église chez Fielding, Smollett, Sterne et Goldsmith

L’ecclésiastique est une figure centrale du roman anglais du xviiie siècle, que ce soit comme théoricien du rire ou comme personnage confronté au rire des autres. Les auteurs de sermons latitudinaires tels qu’Isaac Barrow dressèrent les limites entre le rire légitime et recevable, fondé sur l’idée d...

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Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/1718,
Hlavní autor: Millet, Baudouin
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: XVII-XVIII 2016
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:L’ecclésiastique est une figure centrale du roman anglais du xviiie siècle, que ce soit comme théoricien du rire ou comme personnage confronté au rire des autres. Les auteurs de sermons latitudinaires tels qu’Isaac Barrow dressèrent les limites entre le rire légitime et recevable, fondé sur l’idée du ridicule, et les formes plus subversives de rire, dont les cibles sont les bossus et les boiteux moqués dans les jestbooks, ainsi que les « personnes de haute dignité » (Barrow). Des romanciers tels que Fielding, Smollett, Sterne et Goldsmith explorent des situations narratives dans lesquelles des hommes d’Église sont confrontés à un rire de dérision, non pas tant pour satisfaire une animosité personnelle et anticléricale que pour explorer les limites d’un humour qui, bien souvent, joue avec les interdits moraux. Chacun de ces romanciers propose son propre traitement du topos du prêtre moqué, en allant de la représentation théâtrale dans un récit à la troisième personne jusqu’à l’introspection dans un récit à la première personne, en ayant toujours soin, paradoxalement, de préserver la dignité de la profession.