Antibaconisme et critique de la science dans le troisième livre des Voyages de Gulliver de Jonathan Swift
On s’accorde généralement à faire du troisième voyage de Gulliver la partie la plus faible de l’ouvrage. Pourtant, outre que le troisième livre est sans doute le plus original, il montre aussi que Swift jouissait d’une solide culture philosophique : sa satire de la science ne prend pas seulement pou...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/1718, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
XVII-XVIII
2021
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | On s’accorde généralement à faire du troisième voyage de Gulliver la partie la plus faible de l’ouvrage. Pourtant, outre que le troisième livre est sans doute le plus original, il montre aussi que Swift jouissait d’une solide culture philosophique : sa satire de la science ne prend pas seulement pour cible les errances et les extravagances de la science newtonienne, alors en plein essor. Elle se déploie également sur un arrière-plan conceptuel qui s’inspire notamment de la pensée de Bacon. Cet article vise à montrer que la critique swiftienne de la science, qui comporte trois axes principaux, repose sur l’idée que la nature n’est pas perfectible. C’est cette croyance fondamentale qui distingue en dernière analyse Swift de Bacon et qui explique leurs visions divergentes de ce que la science peut apporter (ou non) à l’humanité. |
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