Violating the Body of the Law: Cannibalism in Jacobean Political Discourse
Le cannibalisme demeure l’un des derniers tabous de la société. Les courants historiographiques actuels mettent l’accent sur la manière dont le cannibalisme, au cours de la période moderne, représentait l’altérité suprême, que les Européens projetaient sur une communauté pour justifier l’essor d’asp...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/1718, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Anglais |
| Έκδοση: |
XVII-XVIII
2016
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Le cannibalisme demeure l’un des derniers tabous de la société. Les courants historiographiques actuels mettent l’accent sur la manière dont le cannibalisme, au cours de la période moderne, représentait l’altérité suprême, que les Européens projetaient sur une communauté pour justifier l’essor d’aspirations impérialistes nées à la suite de la découverte de l’Amérique. Mais la représentation d’Européens s’entredévorant introduit une nouvelle dimension. Alors que les historiens s’étaient jusqu’ici concentrés sur les actes de cannibalisme perpétrés par des individus et des groupes en marge de la société, cet article examine la métaphore cannibale qui imprègne divers discours au cœur du débat politique jacobéen. Il suggère que, loin de mettre l’accent sur une quelconque supériorité culturelle, les auteurs, y compris Jacques i, utilisaient la figure du cannibalisme pour sonder les angoisses de leurs contemporains, faisant de la violence associée à cette pratique un comportement subversif qui menaçait de déstabiliser le corps politique. |
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