Misremembering Ciceronian Rome in Ben Jonson’s Catiline

Dans Catiline His Conspiracy (1611), Ben Jonson s’inspire étroitement des sources classiques pour le détail des événements et la position de Cicéron vis-à-vis de la conspiration. Toutefois, Jonson se démarque de la représentation ordinaire de la Rome républicaine tardive en remodelant le contexte po...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/1718,
Prif Awdur: Goldfarb Styrt, Philip
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Anglais
Cyhoeddwyd: XVII-XVIII 2024
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Dans Catiline His Conspiracy (1611), Ben Jonson s’inspire étroitement des sources classiques pour le détail des événements et la position de Cicéron vis-à-vis de la conspiration. Toutefois, Jonson se démarque de la représentation ordinaire de la Rome républicaine tardive en remodelant le contexte politique. Au lieu de montrer l’image traditionnelle, véhiculée par les historiens romains et ceux de la première modernité, d’un Cicéron engagé dans les conflits de factions constitutifs de cette période de l’histoire romaine, Jonson en fait, tant sur le plan pratique que rhétorique, une figure centrale de pouvoir, précurseur de la monarchie de la Renaissance. La pièce met Rome, Cicéron et Catilina au service des interrogations de la première modernité sur l’efficacité et sur l’utilité de l’empire. La représentation que donne Jonson de la Rome cicéronienne sert ici d’étude de cas visant à montrer que la commémoration du passé n’est jamais politiquement neutre, mais toujours activement mise au service du moment présent.