Former au travail social, plaidoyer pour une formation qui ne soit pas formatage
À l’heure où l’hégémonie néolibérale a étendu son empire aux champs du travail social et de la formation à ses métiers – rentabilité, quantification, objectivation et transparence étant les critères à l’aune desquels tout doit être évalué –, prendre la mesure des conséquences de cette domination con...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2020
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | À l’heure où l’hégémonie néolibérale a étendu son empire aux champs du travail social et de la formation à ses métiers – rentabilité, quantification, objectivation et transparence étant les critères à l’aune desquels tout doit être évalué –, prendre la mesure des conséquences de cette domination constitue un enjeu éthique. En effet, le modèle capitaliste tend à forclore ce qui relève de la singularité, seul registre susceptible de subvertir son projet de promouvoir l’existence d’êtres volontairement soumis, car acculturés et délestés de leur faculté de penser, afin de lui fournir une main-d’œuvre corvéable. Ce faisant, il promeut une réelle déshumanisation.Soutenir les dimensions de la clinique, de la parole et du sens dans la formation au travail social face à des modèles réduisant l’humain à un individu bio-psychosocial, somme de comportements reconditionnables, demeure l’unique rempart contre ce procès, maintenant chez les éducateurs en formation comme chez ceux qu’ils accompagnent capacité de penser et humanité. |
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