De l'autonomie émancipatrice à l'injonction d'autonomie
Longtemps l’autonomie fut une valeur émancipatrice, voire révolutionnaire. Comment en est-on venu à l’assimiler à l’anomie – si chacun suivait sa règle, ce serait le désordre –, à la confondre avec la loi erratique de l’individu uniquement préoccupé de ses intérêts aux dépens du bien commun ? Loin d...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2012
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Longtemps l’autonomie fut une valeur émancipatrice, voire révolutionnaire. Comment en est-on venu à l’assimiler à l’anomie – si chacun suivait sa règle, ce serait le désordre –, à la confondre avec la loi erratique de l’individu uniquement préoccupé de ses intérêts aux dépens du bien commun ? Loin de chercher à établir un continuum quelconque entre les conceptions d’hier et d’aujourd’hui, cet article offre plutôt quelques points de repère importants du passé, en particulier chez Socrate, Platon et Kant, pour éclairer comment la question de l’autonomie est indissociable de celle de l’individu ou, plus exactement, de la construction de l’individu moderne dans ses rapports au droit, à l’État, au pouvoir. S’intéresser aujourd’hui à l’autonomie, c’est chercher à comprendre comment l’individu responsable, érigé en héros victorieux des temps modernes, est en train de devenir un individu démuni qui se voit enjoint d’être autonome et d’assumer les conséquences de ce qui ne relève en rien de sa sphère d’influence. |
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