Féminin, féminisme chez Madeleine Delbrêl
En qualifiant de « féminine et non féministe », la mobilisation des assistantes sociales dans le contexte de la France de 1941, Madeleine Delbrêl tient le langage d’une catholique fortement engagée dans le monde du travail social depuis les années 1930. Ses écrits professionnels des années 1940-194...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
|---|---|
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2008
|
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | En qualifiant de « féminine et non féministe », la mobilisation des assistantes sociales dans le contexte de la France de 1941, Madeleine Delbrêl tient le langage d’une catholique fortement engagée dans le monde du travail social depuis les années 1930. Ses écrits professionnels des années 1940-1945 insistent sur la vocation des femmes pour le service social, et les qualités féminines inscrites dans un « ordre naturel des sexes ». Par ailleurs, elle refuse le féminisme qui ferait des femmes des « semblants d’hommes » et n’évoque pas la question des droits des femmes. Mais ces mêmes textes font aussi référence à la « puissance féminine » et appellent les femmes à s’engager dans « la bataille sociale ». Femme de plume et d’action, à la fois poète et militante, Madeleine Delbrêl, qui voyait dans la résignation « une sale vertu », a eu un parcours personnel et professionnel qui ne s’inscrivait pas dans le cadre traditionnel proposé aux femmes de son temps. Sa réflexion continue de croiser des questionnements très contemporains autour du féminin, du genre et du féminisme. |
|---|