Du bruit au discours : la domestication de la voix des précaires
Les diverses voix des précaires sont d’abord entendues comme des bruits : voix inarticulées, gênantes pour l’ordre établi, mauvaise maîtrise de la langue commune, contenus irréalistes, formes vulgaires et dévalorisées. Pour être « entendables », recevables, pour que les situations qu’elles traduisen...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2007
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les diverses voix des précaires sont d’abord entendues comme des bruits : voix inarticulées, gênantes pour l’ordre établi, mauvaise maîtrise de la langue commune, contenus irréalistes, formes vulgaires et dévalorisées. Pour être « entendables », recevables, pour que les situations qu’elles traduisent soient prises en compte, elles doivent subir un processus de traduction, à la fois de leur forme et de leur contenu, qui permet leur légitimation. Cette traduction se fait le plus souvent au prix d’une euphémisation de la douleur, de la colère ou du désespoir qu’elles portent et qui caractérisent les situations qu’elles expriment. Comment traduire ces voix sans les trahir ? Comment ne pas rajouter une dépossession de la voix aux multiples dépossessions que vivent les précaires? |
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