Y a-t-il des enfants de culture étrangère ?
Pour ne pas tomber dans la satisfaction brutale de ses pulsions, l’enfant doit pouvoir y renoncer. Encore faut-il que ce renoncement lui apporte d’autres satisfactions sous forme de reconnaissance sociale et personnelle. Si la loi sociale n’est pas en mesure de lui garantir cette reconnaissance, il...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2006
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Pour ne pas tomber dans la satisfaction brutale de ses pulsions, l’enfant doit pouvoir y renoncer. Encore faut-il que ce renoncement lui apporte d’autres satisfactions sous forme de reconnaissance sociale et personnelle. Si la loi sociale n’est pas en mesure de lui garantir cette reconnaissance, il va rechercher sa valorisation dans le recours à une loi plus haute. La loi symbolique va s’incarner dans la pratique religieuse la plus rigide, celle qui sépare au lieu d’intégrer. Le refus de la France d’intégrer les musulmans de France à la dimension citoyenne rejette ces derniers et leurs enfants vers ce repli communautaire. « Le frère vaincu, le père humilié » poussent à la quête du « père idéal » qui conforte leur place à la marge et les conduit à une fécondité sociale, symbole de puissance. Ce n’est pas tant l’enfant qui est en jeu que sa conception. Elle est signe de revanche sur l’invalidation sociale dont ils sont victimes. |
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