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« C’est particulièrement là où l’espace intérieur est la raison principale – voire la raison d’être – de l’édifice qu’il devient l’origine, le miroir, le symbole par excellence de l’architecture dans sa plénitude », écrivait Luigi Moretti en 1954. Moretti est, en Italie, le premier à proposer une dé...

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Библиографические подробности
Главный автор: Viati Navone, Annalisa
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2026
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:« C’est particulièrement là où l’espace intérieur est la raison principale – voire la raison d’être – de l’édifice qu’il devient l’origine, le miroir, le symbole par excellence de l’architecture dans sa plénitude », écrivait Luigi Moretti en 1954. Moretti est, en Italie, le premier à proposer une définition précise des qualités de l’espace intérieur, qu’il déduit de l’observation d’édifices baroques et contemporains. La cohérence entre pensée et projet le conduit à réaliser des espaces intérieurs conçus comme des espaces processionnels, des espaces-lumière qui vibrent et respirent, pourvus de ce qu’il appelle une « charge énergétique ». En cela, il s’inscrit dans la lignée des artistes cinétiques comme Victor Vasarely, des cybernéticiens comme Nicolas Schöffer, mais aussi des artistes de l’Art Autre, un art qu’il qualifie de « baroque métahistorique ». Observons les espaces intérieurs réalisés par Moretti, en particulier ceux de la villa Saracena achevée en 1958. Les séquences d’espaces s’y déploient à partir de l’extérieur, au fil d’une traversée de volumes qui se dilatent et se rétrécissent, avec un art des seuils, des transitions et des accidents qui jalonne l’expérience de l’habitant. Celle-ci sera étudiée au prisme de cette connaissance objectivée de soi à laquelle Robert Vischer avait donné le nom d’Einfühlung.