Maisons hantées, des fantômes à l’intelligence artificielle
Habiter, c’est reconnaître qu’une demeure est bien davantage que de la matière accumulée pour former des planchers, des murs et des plafonds ; c’est accepter qu’elle soit en quelque sorte hantée. Contrairement à ce que l’on imagine souvent, le fait d’être hanté renvoie à une absence que le fantôme n...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2026
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Habiter, c’est reconnaître qu’une demeure est bien davantage que de la matière accumulée pour
former des planchers, des murs et des plafonds ; c’est accepter qu’elle soit en quelque sorte hantée.
Contrairement à ce que l’on imagine souvent, le fait d’être hanté renvoie à une absence que le
fantôme ne parvient que très incomplètement à combler. En creux se dessine un ailleurs ou une
altérité qui donne tout son sens à l’occupation de la maison. L’ici se nourrit de l’ailleurs, le présent
du passé ou de ce qui adviendra, le vivant d’êtres à la fois différents et dangereusement proches.
Certaines maisons hantées rejettent leurs nouveaux occupants. Ces cas sont suffisamment rares
pour défrayer la chronique. Leur pathologie nous dit aussi quelque chose sur ce qu’implique
l’habiter. En partant des fantômes à l’ancienne pour en arriver à ces figures contemporaines du
spectral que constituent les intelligences artificielles domestiques, la communication entend proposer une réflexion sur la notion d’intériorité et sur l’habiter. |
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