Vis-à-vis
Kafka nous dit, de la fenêtre sur la rue, qu’elle saurait rattraper l’être le plus fatigué de vivre, « le replonger enfin dans le concert des hommes ». Quant à Bachelard, il la décrit comme une faille qui laisserait la rue, « tuyaux où sont aspirés les hommes », nous avaler. Au seuil de l’intérieur...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2026
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| 總結: | Kafka nous dit, de la fenêtre sur la rue, qu’elle saurait rattraper l’être le plus fatigué de vivre, « le
replonger enfin dans le concert des hommes ». Quant à Bachelard, il la décrit comme une faille qui
laisserait la rue, « tuyaux où sont aspirés les hommes », nous avaler. Au seuil de l’intérieur se passe
une rencontre, peut-être la plus délicate que les architectes aient à organiser : la rencontre frontale
entre le chez-soi et la ville. En ville, la fenêtre peut être un lieu de conflits, tout comme elle peut
être l’objet qui les dissipe. La pratique des architectes est nourrie d’une culture associant la fenêtre
à une manière de « l’habiter », mais le logement collectif met cette culture à l’épreuve de multiples
exigences : aux fonctions d’éclairement, de vue et d’aération s’ajoutent la gestion de la proximité et
la prévention de la promiscuité, la hiérarchie des vues. Il sera ici question de mieux comprendre ce
médiateur puissant qui a inspiré tant de représentations et de voir comment son dessin peut créer,
avec les enjeux du logement collectif, une certaine habitabilité. |
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