Aux confins du confinement
Avant d’avoir écrit Intérieur en 2013, j’avais entamé et publié en 2007 une description du Xe arrondissement de Paris, dans lequel se trouvait l’appartement que j’habitai de 2001 à 2017 ; l’extérieur contenait donc l’intérieur ; puis je déménageai et me mis à décrire alors le deuxième volet du Paris...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2026
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Avant d’avoir écrit Intérieur en 2013, j’avais entamé et publié en 2007 une description du Xe arrondissement de Paris, dans lequel se trouvait l’appartement que j’habitai de 2001 à 2017 ; l’extérieur
contenait donc l’intérieur ; puis je déménageai et me mis à décrire alors le deuxième volet du Paris,
musée du xxie siècle, cette fois-ci consacré au XVIIIe arrondissement, où j’ai planté mes nouveaux
pénates. Entre-temps, le confinement imposé à la population mondiale (2020-2021) changeait la
donne, modifiant nécessairement notre regard sur le fait de vivre chez soi. Je tirai plusieurs conclusions, dont j’aimerais débattre ici : d’abord, la porosité évidente entre intérieur et extérieur (que
j’avais déjà illustrée dans mon livre domestique) qui limite l’autonomie des deux sphères publique
et privée ; deuxièmement, la différence fondamentale entre confinement choisi par l’individu et
confinement politique lié au bio- et au technopouvoir ; enfin, la nécessité de repenser l’inégalité
domestique, l’espace n’étant pas le même pour tous : deux ennemis se révélaient alors, les rationalistes du télétravail, qui abolit la notion d’espace à soi en confondant l’ordinateur et la maison,
et les apologistes des cabanes, mus derrière leur discours vertueux par un problématique déni du
social. |
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