De l’énoncé au projet
Au cours des années 1990, un certain nombre de notions apparaissent pour tenter de conceptualiser les formes territoriales de la ville qui advient en Europe, c’est-à-dire cette constellation continue de nappes urbaines qui s’étend sur des centaines de kilomètres et nous interroge sur la notion de ci...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2022
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Au cours des années 1990, un certain nombre de notions apparaissent pour tenter de conceptualiser les formes territoriales de la ville qui advient en Europe, c’est-à-dire cette constellation
continue de nappes urbaines qui s’étend sur des centaines de kilomètres et nous interroge
sur la notion de cité et d’habiter. La città diffusa, la ville territoire, la ville émergente, la ville
générique, Métapolis, l’ hyperville, la Zwischenstadt : alors que s’est tenue au Centre Pompidou
la grande exposition « La ville, art et architecture », la revue Le Visiteur contribue à ce débat en
publiant des textes sur la ville contemporaine de Melvin Webber, André Corboz, Bernardo
Secchi, Rem Koolhaas. Partant du principe que le contexte n’est plus celui d’une expansion des villes mais bien d’un « approfondissement » des territoires, les mots de l’urbain se
multiplient pour essayer de qualifier ce que les mots anciens ne parviennent plus à saisir.
La naissance et la dissémination du vocabulaire de l’urbain doivent être mises en regard de
l’apparition, au tournant des années 2000, d’un certain nombre de démarches de projection
de grande échelle et de natures diverses, qui posent à leur tour la question des contours de
la ville territoire dans laquelle elles s’inscrivent, tout en formulant des propositions d’action.
Après les moments d’acmé qui alignent les intérêts, s’affirmeront les divergences qui feront
éclater les socles de représentation, mettant au jour les ambivalences, suscitant les controverses, tandis que s’esquisseront des trajectoires plus discrètes. Que nous disent ces décalages
et ces frictions des forces qui travaillent l’urbain ? De l’énoncé au projet, selon quelles voies
l’action collective peut-elle s’orienter pour définir une écologie de la ville territoire ? |
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