La Cité de Jefferson
La Cité idéale : ce titre désigne le paysage urbain représenté, à la fin du xve siècle, sur le fameux « panneau d’Urbino ». Une cité belle comme un rêve, mais vide d’humains. Cessera-t-elle d’être idéale si les hommes l’habitent ? Sa Grand-Place déserte ne sera-t-elle jamais une agora ? Fervent ad...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2022
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La Cité idéale : ce titre désigne le paysage urbain représenté, à la fin du xve siècle, sur le
fameux « panneau d’Urbino ». Une cité belle comme un rêve, mais vide d’humains. Cessera-t-elle d’être idéale si les hommes l’habitent ? Sa Grand-Place déserte ne sera-t-elle jamais
une agora ? Fervent admirateur de l’architecture renaissante, architecte lui-même, Thomas
Jefferson, plus que nul autre, avait à l’esprit le double sens, architectural et civique, du mot
« cité ». S’il n’a pas tracé les plans d’une ville entière, il a dessiné ceux de l’université de
Virginie : sa cité idéale, qui n’allait pas rester inhabitée. Peut-on dire que cette cité-là, dans
son architecture même, incarne la démocratie des pères fondateurs ? Et comment interpréter,
dans une telle hypothèse, la contradiction majeure de la pensée de Jefferson, qui ne cessa
jamais d’avoir des esclaves ? Plus largement, y a-t-il un sens à parler d’une architecture de la
démocratie, d’un urbanisme de l’homme libre ? |
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