Ce que sait l’architecture (Colin Rowe, pionnier du comparatisme)

Dans l’addenda que Colin Rowe rédige en 1973 pour la réédition de Mathématiques de la villa idéale se trouvent rassemblés, en moins d’une page, les termes principaux de l’équation méthodologique qu’il n’a cessé de reformuler au fil de ses écrits en autant de parallèles, d’analogies, de comparaisons...

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書誌詳細
第一著者: Chupin, Jean-Pierre
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2021
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Dans l’addenda que Colin Rowe rédige en 1973 pour la réédition de Mathématiques de la villa idéale se trouvent rassemblés, en moins d’une page, les termes principaux de l’équation méthodologique qu’il n’a cessé de reformuler au fil de ses écrits en autant de parallèles, d’analogies, de comparaisons mais également de différences. Ce comparatisme ne porte pas sur de simples rapprochements, comme le regretteront des historiens de l’art, mais sur une méthode d’analyse architecturale croisant phénoménologie de la perception et décryptage de la forme en autant d’appariements. Pour comprendre la finesse des intuitions de Rowe, l’explicitation méthodologique peut s’effectuer en plusieurs temps. Un survol des origines de la démarche est incontournable. Tout autant qu’un résumé des critiques instillées par Reyner Banham en ce qu’elles perdent aujourd’hui de leur vigueur à la lumière des fines analyses biographiques d’Anthony Vidler, lesquelles confirment l’intérêt de Rowe pour les questions méthodologiques. Cela conduit à souligner le rôle des diagrammes et de la pensée visuelle, avant de clore par un inventaire à la Prévert des énoncés confirmant un comparatisme des différences, dans le texte même de l’essai de 1947. Il faudra d’ailleurs se demander pourquoi le sous-titre de l’article initial paru dans Architectural Review fut systématiquement supprimé dans les éditions qui suivirent. Pour Colin Rowe, l’histoire de l’architecture n’est pas faite que de recommencements, mais elle laisse des traces tangibles qui précèdent toute forme d’innovation. Ce savoir incarné – ce que sait l’architecture est visible, le plus souvent, dans des œuvres marquantes. Cette méthode, qu’il ne cherchera plus à théoriser dans ses travaux ultérieurs, sera pour nous le chantier à reprendre.