Chronique d’un dépeçage

De la pensée de Vittorio Gregotti, récemment disparu, on retient une vision unificatrice. C’est à la lumière de cette pensée que cet article pose un regard critique sur l’état actuel de la discipline architecturale, réduite au statut d’accessoire par des approches urbanistiques de moins en moins urb...

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Bibliografski detalji
Glavni autor: Salomon, Laurent
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2021
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:De la pensée de Vittorio Gregotti, récemment disparu, on retient une vision unificatrice. C’est à la lumière de cette pensée que cet article pose un regard critique sur l’état actuel de la discipline architecturale, réduite au statut d’accessoire par des approches urbanistiques de moins en moins urbaines, assignée tantôt à faire valoir les vanités d’un capitalisme triomphant, tantôt à promouvoir les pistes techniques prétendant œuvrer contre le réchauffement climatique, sans que quiconque ne s’interroge sur la finalité de ces initiatives. L’émergence récente du « spécialiste » est à la fois l’agent et le symptôme de cette aliénation. Son action utilise la crise écologique comme une couverture pour servir avant tout les intérêts d’un marché constamment avide de nouveaux produits. C’est d’ailleurs la raison première pour laquelle les « spécialisations » sont encouragées par l’État, promues par l’industrie et désormais intégrées aux programmes des écoles d’architecture. Lorsque nous aurons compris qu’il ne suffit pas de renouveler en permanence notre arsenal technologique pour sauver la planète, l’architecture pourra retrouver sa place dans sa capacité à produire, à diverses échelles et avec les outils les plus pertinents, les lieux utiles d’une société responsable.