Corps cinglants et langages assemblés. L’espace public en puissance
Lorsqu’un architecte, un historien et un philosophe parlent d’espace public, disent-ils la même chose ? Non, sans doute, et la beauté des lieux n’est pas propre à apaiser leur dispute. La calme assurance des places civiques des communes italiennes vient troubler cette évidence : l’histoire urbaine d...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2019
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Lorsqu’un architecte, un historien et un philosophe parlent d’espace public, disent-ils la
même chose ? Non, sans doute, et la beauté des lieux n’est pas propre à apaiser leur dispute. La calme assurance des places civiques des communes italiennes vient troubler cette
évidence : l’histoire urbaine dénie aux espaces publics toute qualité architecturale autre que
celle d’accueillir et d’ordonner des corps cinglants et des langages assemblés.
Voici pourquoi l’on ne s’y attarde pas trop, préférant mesurer l’intensité de leur mise en puissance historique. Car le recours au passé sert, là encore, à jeter des lueurs d’intelligibilité sur
un présent incertain. Ce qui le rend incertain ?
Quelques confusions qu’il s’agit ici de dissiper, par exemple le fait que les lieux publics ne
garantissent pas plus qu’ils ne promettent le déploiement d’un espace public. Cette histoire
n’est pas seulement faite de formes mais de luttes, pas seulement de rassemblements mais de
dispersion – car le moment éminemment politique est toujours celui où l’on se désassemble.
On ne se désolera donc pas trop de ne pas partager les mêmes mots pour dire le lieu commun : c’est dans leur espacement que se situe la puissance proprement historique de l’espace
public. |
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