Les architectes le font sur la table
La profession d’architecte, dans le cinéma commercial américain, et ce depuis un bon demi-siècle, semble être une de celles qui garantissent non seulement le respect de l’entourage, mais aussi et surtout, l’attention féminine. Du Gary Cooper du Rebelle de King Vidor au bouillant Wesley Snipes de Sp...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2018
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La profession d’architecte, dans le cinéma commercial américain, et ce depuis un bon demi-siècle, semble être une de celles qui garantissent non seulement le respect de l’entourage,
mais aussi et surtout, l’attention féminine. Du Gary Cooper du Rebelle de King Vidor au
bouillant Wesley Snipes de Spike Lee ( Jungle Fever), en passant par Paul Newman ( La Tour
infernale) ou Woody Harrelson citant Louis Kahn ( Proposition indécente), l’architecte – de
sexe masculin et strictement hétéro – est une figure de l’intellectuel idéalement « sexy », plus
que l’écrivain, le peintre ou le professeur. Il est créatif et passionné, mais sans la triste mine
du pauvre poète, et surtout, il est lié au business, à la circulation de l’argent, au marché, bref
à la success story à l’américaine. Tropes scénaristiques et indispensables accessoires des décors
(table, équerre, plans) semblent rassemblés pour mettre en valeur le glamour viril des stars
et décorer une profession qui serait l’une des plus propices au maintien de l’ordre social et
sexuel. Il y aurait donc lieu de chercher dans les genres cinématographiques les moins asservis
au commerce une plus subtile idée des relations qu’entretiennent le métier et le désir. |
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