Bigness is business

La dissolution de plus en plus active de l’architecture dans le dispositif constructif a trouvé sa théorie dans la notion de Bigness formulée par l’architecte néerlandais Rem Koolhaas. Cette théorie veut signifier la fin de l’architecture comme Hegel annonçait la fin de l’histoire : elle annonce la...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Caye, Pierre
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2018
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:La dissolution de plus en plus active de l’architecture dans le dispositif constructif a trouvé sa théorie dans la notion de Bigness formulée par l’architecte néerlandais Rem Koolhaas. Cette théorie veut signifier la fin de l’architecture comme Hegel annonçait la fin de l’histoire : elle annonce la fin du projet, la fin de l’architecture en tant qu’art, sa soumission aux principes de la narration cinématographique, mais aussi son indifférence au contexte et par là même son amoralité foncière. Cinq points fondamentaux donc qui forment comme autant de dogmes nouveaux, expressément revendiqués par cette théorie. Nous montrerons que ce genre de théorie s’inscrit en réalité au cœur d’un dispositif practico-discursif plus complexe qui vise non seulement à soumettre l’architecture aux lois de la marchandisation générale de la société, mais mieux encore à lui donner une « figure » destinée à glorifier cette soumission.