L’architecte et le banquier, une esthétique du temps
L’architecte est apparu à Florence au xve siècle, dans la ville du capitalisme naissant que domine la banque des Médicis. Quelle est la nature du lien qui se constitue alors entre l’architecture et la puissance de l’argent ? On abordera cette question en faisant l’hypothèse qu’à la fragmentation te...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2018
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | L’architecte est apparu à Florence au xve siècle, dans la ville du capitalisme naissant que
domine la banque des Médicis. Quelle est la nature du lien qui se constitue alors entre
l’architecture et la puissance de l’argent ?
On abordera cette question en faisant l’hypothèse qu’à la fragmentation temporelle produite
par l’accélération propre à la dynamique capitalistique, l’architecture répond par l’unité d’un
temps fictionnel. À l’inquiétant morcellement du temps, que décrit notamment Hartmut
Rosa dans Aliénation et accélération, l’architecture offrirait la recomposition imaginaire indispensable au déploiement du « projet ».
Aux malaises de la civilisation, à la mélancolie, au spleen, à la dépression, que Rosa perçoit
comme la conséquence des ruptures de rythme du capitalisme, l’architecture répondrait
en dessinant le cadre stable d’une unité de temps archaïque. Culturaliste ou naturaliste, la
scène primitive instaurerait un temps psychique unifié et cohérent, stable et inaliénable.
Antiquité et modernité, Renaissance ou postmodernité désigneraient l’opération temporelle
par laquelle se restaure, en dépit de la « machine à fragmentation » du capitalisme, une unité
à travers le théâtre de l’architecture. |
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