La ville du bien et la ville du mal, ou du beau et du laid
L’architecture est un art du meilleur : elle doit rendre toujours plus libres et heureux ceux qui habitent cette terre. Elle ne devrait donc pas se livrer aux expressions de la douleur, de l’inconfort, de la désorientation, du danger, de la laideur ou du mal, mais se dédier exclusivement à accueilli...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2017
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | L’architecture est un art du meilleur : elle doit rendre toujours plus libres et heureux ceux
qui habitent cette terre. Elle ne devrait donc pas se livrer aux expressions de la douleur, de
l’inconfort, de la désorientation, du danger, de la laideur ou du mal, mais se dédier exclusivement à accueillir, apaiser, œuvrer au beau et faire le bien. Toutefois, il n’en va pas ainsi.
Le langage de l’architecture est imbriqué dans un complexe d’autres langues au sein desquelles, à l’instar de la poésie, de la littérature, de l’art, du cinéma ou du théâtre, le négatif
est omniprésent. Ces langues souillent constamment l’architecture, d’où la dialectique du
beau et du laid. Or cette dialectique n’a pour objet que la suprématie du beau. De ce point
de vue, il est du plus grand intérêt de comprendre comment la notion de beauté, qui est liée
pour moi à un idéal de rationalité comme forme invariante du classique, est régulièrement
amenée à contrer son renversement, comme si ce que l’on désigne comme un beau neuf
devait fatalement être le contraire du beau obsolète. En ce sens, la catégorie de l’ antigrazioso
du futurisme est un nœud fondamental, comme le fut en son temps la poésie romantique
du xixe siècle. |
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