Tueurs, ibitero et notabilités génocidaires au Rwanda (Kigali, avril 1994)
À partir du rapport d’une organisation non gouvernementale rwandaise réalisé peu après la fin du génocide des Tutsi, cet article interroge la constitution et l’organisation des bandes de tueurs (ibitero). Il s’intéresse en particulier au massacre de la paroisse de Gikondo à Kigali le 9 avril 1994. S...
Gespeichert in:
| 1. Verfasser: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2018
|
| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | À partir du rapport d’une organisation non gouvernementale rwandaise réalisé peu après la fin du génocide des Tutsi, cet article interroge la constitution et l’organisation des bandes de tueurs (ibitero). Il s’intéresse en particulier au massacre de la paroisse de Gikondo à Kigali le 9 avril 1994. Si les génocidaires viennent de toutes les catégories de la population, miroir en cela d’une « société ordinaire », il y a néanmoins des jeux de pouvoir au sein des bandes. Il existe des notabilités génocidaires qui ne reproduisent pas nécessairement les hiérarchies sociales et politiques antérieures : l’opportunisme politique, la conviction idéologique et l’inventivité meurtrière sont à la fois des motivations et des ressources mobilisées par les « tueurs de grand renom ». |
|---|