Les mémoriaux du régime du Kampuchéa démocratique au Cambodge
En 1979, le régime du Kampuchéa démocratique s’effondrait. Dans un contexte particulièrement complexe, le nouveau régime, la République populaire du Kampuchéa (RPK), mettait rapidement en place des dispositifs de mémorialisation et de préservation des traces de la période polpotiste. À Phnom Penh, l...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2017
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | En 1979, le régime du Kampuchéa démocratique s’effondrait. Dans un contexte particulièrement complexe, le nouveau régime, la République populaire du Kampuchéa (RPK), mettait rapidement en place des dispositifs de mémorialisation et de préservation des traces de la période polpotiste. À Phnom Penh, le musée du génocide de Tuol Sleng était aménagé dans un ancien centre de sécurité khmer rouge, tandis que dans les provinces, les ossements des victimes étaient disposés dans des constructions à vocation politico-pénale et mémorielle. Après les changements survenus dans les années 1990 et malgré la déliquescence de l’entreprise mémorielle instaurée par la RPK, le musée de Tuol Sleng, ainsi que certains mémoriaux et les ossements qu’ils abritent, se sont progressivement réaffirmés en tant que « biens » testimoniaux, constituant un patrimoine inédit au Cambodge. Fruit du travail de terrain et de la consultation de sources archivistiques et bibliographiques, cet article met ces lieux en lumière : le contexte politique qui marqua leur genèse, les volontés mémorielles qu’ils ont cristallisées, le processus de patrimonialisation et les pratiques diverses dont ils font désormais l’objet. |
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