Répression d’État et situation révolutionnaire en Tunisie (2010-2011)
La sociologie des mouvements sociaux a longtemps négligé la dimension répressive des mobilisations. En s’appuyant sur une enquête ethnographique menée en Tunisie entre 2011 et 2012, cet article propose d’évaluer le rôle de la « violence paroxystique » d’État dans les situations révolutionnaires, en...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2015
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | La sociologie des mouvements sociaux a longtemps négligé la dimension répressive des mobilisations. En s’appuyant sur une enquête ethnographique menée en Tunisie entre 2011 et 2012, cet article propose d’évaluer le rôle de la « violence paroxystique » d’État dans les situations révolutionnaires, en prenant pour objet les interactions entre les représentants du régime, les forces de l’ordre, les protestataires et les non-engagés. Il montre comment les pratiques répressives au sens large ont contribué à moduler et à structurer la protestation contre le régime tunisien, au cours de la première situation révolutionnaire, du 17 décembre 2010 au 14 janvier 2011. La répression doit ainsi être entendue comme un mode d’action parmi d’autres mobilisés par les agents de l’État pour mettre fin aux mouvements protestataires qui le mettent directement en cause. |
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