Le culte de la mort dans l’« État nouveau » espagnol (1936-1941)
Cet article examine comment la légitimation de l’« État nouveau » en Espagne fut fondée sur la guerre, dès l’été 1936. Celle-ci fut présentée comme bellum iustum, apportant une causa justa à la rébellion militaire, conduite par le don et la grâce charismatiques de son Caudillo Francisco Franco, et...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2015
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article examine comment la légitimation de l’« État nouveau » en Espagne fut fondée sur la guerre, dès l’été 1936. Celle-ci fut présentée comme bellum iustum, apportant une causa justa à la rébellion militaire, conduite par le don et la grâce charismatiques de son Caudillo Francisco Franco, et défendue par le sang des « martyrs » et de ceux tombés au combat ( caídos) pour la patrie. Une fois installée dans la durée, elle devait s’achever par la destruction totale de l’ennemi, sa dévalorisation morale et sa déshumanisation. La propagation de ces représentations a forgé une culture de guerre, constitutive de l’identité collective de l’España nacional, opposée à l’anti-Espagne. Dans la construction de cette culture de guerre, l’institutionnalisation du culte de la mort ainsi que le transfert d’éléments dogmatiques, liturgiques et rituels du christianisme à la politique furent essentiels. |
|---|