L'artiste Andreas Paul Weber entre national-bolchevisme, nazisme et antifascisme
RésuméLes œuvres du dessinateur Andreas Paul Weber (1893-1980) sont largement considérées comme des « icônes de l’antifascisme ». Pourtant, des travaux universitaires ont mis en doute la « résistance » de l’artiste à l’époque nazie, menée au nom d’un nationalisme exacerbé et « barbare », puis relayé...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2008
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | RésuméLes œuvres du dessinateur Andreas Paul Weber (1893-1980) sont largement considérées comme des « icônes de l’antifascisme ». Pourtant, des travaux universitaires ont mis en doute la « résistance » de l’artiste à l’époque nazie, menée au nom d’un nationalisme exacerbé et « barbare », puis relayée par une participation au système de propagande national-socialiste. Quels processus ont rendu possible cette évolution des interprétations ? À l’aide du modèle classique de communication, on peut retracer comment les mises en scène réalisées par les émetteurs des images (l’artiste et les responsables d’exposition) ont modifié le sens des messages visuels, et comment, dans le système de significations de l’après-guerre, ce nouveau sens a pu rencontrer les horizons d’attente des récepteurs. Une œuvre de 1934, figurant un cheval hurlant, livre un bon exemple de « l’opportunisme visuel » de Weber : évoquant le triste destin de l’Allemagne si elle s’écartait du chemin ultranationaliste prôné par le mouvement national-bolchevique, l’œuvre est présentée plus tard comme prémonition des désastres de la guerre de Hitler – après Guernica et les chevaux torturés de Picasso, qui douterait de cette interprétation ? |
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