1956, un court dégel littéraire en URSS
RésuméL’année 1956 est marquée, en URSS, par le 20e Congrès du PCUS, au cours duquel Nikita Khrouchtchev dénonce certains crimes de Staline. Or, cette année-là, deux publications littéraires font sensation : un almanach intitulé Litératournaïa Moskva ( Moscou littéraire) qui n’aura que deux numéros...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2008
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | RésuméL’année 1956 est marquée, en URSS, par le 20e Congrès du PCUS, au cours duquel Nikita Khrouchtchev dénonce certains crimes de Staline. Or, cette année-là, deux publications littéraires font sensation : un almanach intitulé Litératournaïa Moskva ( Moscou littéraire) qui n’aura que deux numéros, et la revue mensuelle Novy Mir ( Le Monde nouveau). Ces deux publications font en effet paraître des textes qui dévoilent crûment des problèmes de la société soviétique. Leurs auteurs et leurs responsables se veulent pleinement dévoués au parti, mais ils souhaitent promouvoir une déstalinisation des pratiques littéraires et sociales, qui concorderait avec celle lancée, en politique, par Nikita Khrouchtchev. À l’automne 1956, l’insurrection de Budapest et son écrasement marquent toutefois la fin – momentanée – de ce dégel littéraire. Litératournaïa Moskva et Novy Mir font l’objet de critiques sévères et tout est mis en œuvre pour que les responsables de ces parutions se repentent publiquement, un reniement public demeurant, comme par le passé, la condition d’une rédemption sociale et politique. Le sort réservé aux publications « audacieuses » de 1956 montre donc les limites du dégel, lancé par Nikita Khrouchtchev au 20e Congrès du parti. Le numéro un soviétique ne souhaite pas une réelle libéralisation sociale dont les possibles conséquences l’effraient. Dès lors, et même si tous ne le comprennent pas encore, la littérature soviétique officielle est condamnée, encore et toujours, et de par sa définition même, à servir aveuglement le parti. |
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