Génération, générations

RésuméSous bien des plumes, il est question d’une « génération 68 », fondée sur l’équation Mai 68 = baby-boomers. Certes, il serait incongru d’enlever à ces derniers leur rôle, effectif, dans les événements du printemps 1968. Pour autant, il apparaît historiquement plus juste de parler de génératio...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Sirinelli, Jean-François
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2008
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméSous bien des plumes, il est question d’une « génération 68 », fondée sur l’équation Mai 68 = baby-boomers. Certes, il serait incongru d’enlever à ces derniers leur rôle, effectif, dans les événements du printemps 1968. Pour autant, il apparaît historiquement plus juste de parler de générations 68 au pluriel. Et un tel constat, important en lui-même, l’est également pour ce qui concerne l’étude de l’ombre portée de ces événements. Les générations, en effet, actrices d’un présent, sont toujours le fruit d’un passé et c’est bien sous l’effet d’une telle double différenciation qu’elles diffractent ensuite de façon très contrastée une histoire commune et deviennent, de ce fait, un prisme dans lequel l’ombre portée de cette histoire se lit de diverses manières. L’analyse de cette diversité est d’autant plus complexe que cette – ou ces – générations 68 est devenue depuis quelques années l’objet d’un procès en responsabilité : les mots forgés par cette génération auraient engendré les maux de la société française contemporaine. Ce sont aussi ces accusations qui constituent l’ombre portée et qui sont étudiées dans cet article.