Jeux d'ombres
RésuméLe mouvement de Mai 68, par sa puissance et son originalité, imprime sa marque sur les quatre décennies qui suivent. La grève générale et la contestation étudiante permettent l’éclosion d’un mythe autogestionnaire dans les années 1970, fondé sur la primauté du mouvement social. Cette approche...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2008
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | RésuméLe mouvement de Mai 68, par sa puissance et son originalité, imprime sa marque sur les quatre décennies qui suivent. La grève générale et la contestation étudiante permettent l’éclosion d’un mythe autogestionnaire dans les années 1970, fondé sur la primauté du mouvement social. Cette approche repose cependant sur une lecture réductrice des événements de Mai comme des luttes ultérieures, surestimant souvent les ruptures au détriment des continuités. Le début des années 1980 voit l’autogestion s’effacer de l’horizon politique et social, et la notion même de « mouvement social » être remise en question, pendant que s’impose une lecture purement « culturelle » de Mai. La transformation radicale du contexte n’empêche pas la référence à 1968 de revenir de manière obsessionnelle lors des grands mouvements de 1986 et de 1995. La lecture de ces derniers au prisme de Mai obscurcit la compréhension des événements eux-mêmes, mais éclaire les enjeux qui opposent entre eux acteurs et analystes du mouvement social. |
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