Les interventions des intellectuels de droite dans Le Figaro littéraire

RésuméC’est un homme de lettres, Pierre Brisson, qui reprend en 1934 Le Figaro compromis par les sympathies fascistes de François Coty. Il impose avec lui une équipe d’écrivains qui « redonnent sa plume » au journal puis tentent d’en maintenir la publication, à Lyon, entre 1940 et 1942. Lorsque la...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Blandin, Claire
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2007
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Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:RésuméC’est un homme de lettres, Pierre Brisson, qui reprend en 1934 Le Figaro compromis par les sympathies fascistes de François Coty. Il impose avec lui une équipe d’écrivains qui « redonnent sa plume » au journal puis tentent d’en maintenir la publication, à Lyon, entre 1940 et 1942. Lorsque la censure de Vichy se fait plus pressante, Brisson imagine de saborder Le Figaro et de maintenir la publication des pages littéraires seules : deux numéros du Figaro littéraire paraissent en novembre 1942. À la Libération, aidé par Maurice Noël, Pierre Brisson relance un hebdomadaire littéraire, vendu séparément du quotidien et réalisé par une rédaction autonome. Le Figaro littéraire est créé en avril 1946 en réponse à la mainmise du parti communiste sur de nombreux journaux culturels et pour défendre la théorie de l’art pour l’art face à l’engagement proclamé des intellectuels. Mais comment répondre lorsque l’on refuse de prendre part à la bataille ? Ou comment s’opposer sans s’engager ? C’est à ce problème qu’est confronté l’hebdomadaire dans les premières années de son existence et de la guerre froide. Il met alors en place des stratégies de contournement (défense des écrivains des pays socialistes, débats sur les modalités de l’épuration) avant de trouver ses hérauts (Koestler, Kravchenko, Rousset ou Rougemont) et d’entrer dans une stratégie de contre-engagement.