Mutations des pratiques répressives de la police secrète tchécoslovaque (1956-1968)

RésuméCet article analyse les mutations des pratiques répressives de la police secrète tchécoslovaque (Státní Bezpecnost) entre 1946 et 1968. Cette période est souvent décrite comme un moment de libéralisation progressive conduisant au printemps de Prague. En effet, la répression devient moins dure...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Glavni autor: Huguenin, Duane
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2007
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:RésuméCet article analyse les mutations des pratiques répressives de la police secrète tchécoslovaque (Státní Bezpecnost) entre 1946 et 1968. Cette période est souvent décrite comme un moment de libéralisation progressive conduisant au printemps de Prague. En effet, la répression devient moins dure et moins visible, même si l’activité de la police secrète continue à croître, notamment avec la multiplication des dites « mesures prophylactiques ». Celles-ci permettent de clore un dossier sans jugement, mais avec des sanctions administratives. Leur principal intérêt réside dans les réunions qu’elles impliquent. Là, les représentants du pouvoir apparaissent sur scène et révèlent les « crimes » devant une large audience, faisant ainsi preuve d’omniscience, clémence et magnanimité. Ces réunions suivent un déroulement strictement codifié, et constituent un rituel politique qui met en scène l’union du pouvoir et du peuple dans un moment de populaire et donc légitime justice. Ces mesures impliquent la collaboration entre la police secrète et des organisation socio-économiques (syndicats, entreprises…), élargissant le spectre des activités sociales qui peuvent être contrôlées.