Comment compter les sujets de l'Empire ?
RésuméLa collecte des données de population, dans un contexte colonial, servit de mesure des succès de l’entreprise impériale. L’acte de dénombrer, quelles qu’en soient ses modalités techniques, fut perçu comme un des outils de transfert de souveraineté de la chefferie traditionnelle vers l’armée co...
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| Những tác giả chính: | , |
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| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2007
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | RésuméLa collecte des données de population, dans un contexte colonial, servit de mesure des succès de l’entreprise impériale. L’acte de dénombrer, quelles qu’en soient ses modalités techniques, fut perçu comme un des outils de transfert de souveraineté de la chefferie traditionnelle vers l’armée conquérante. Lorsque le système idéologique colonial fut mis en place, la relative simplicité de ces « images » chiffrées recéla les ambiguïtés et la complexité, au niveau local, de la fonction statistique d’une administration qui peinait à s’imposer et à pratiquer les actions de l’État moderne. Les analyses proposées illustrent la subtilité du dialogue, souvent animé, entre responsables de terrain, lieutenants-gouverneurs et commandants de cercle, et la hiérarchie administrative supérieure, gouverneur-général et ministre. Jusqu’en 1943, il y eut une inadéquation complète entre les exigences de recensements annuels prévus au décret de 1909, appuyé par les circulaires édictées dans son sillage, et les capacités d’une administration plus sensible à une comptabilité des populations qu’à sa gestion au sens démographique. Néanmoins, l’obligation de recensements provoqua le développement du dispositif des tournées de commandants, rappels constants aux populations de la présence administrative coloniale. Après 1945, les pratiques de planification substituèrent au temps comptable (trois ans) une temporalité quinquennale ou décennale. Une nouvelle génération de statisticiens et de démographes s’engagea ainsi dans de nouvelles tentatives, afin de mieux cerner la réalité des populations de cette France coloniale, rebaptisée d’« outre-mer ». |
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