« Aujourd'hui en Espagne, demain en Italie »
RésuméEn novembre 1936, l’antifasciste italien Carlo Rosselli lance sur les ondes de Radio Barcelone un appel destiné à devenir l’étendard de l’engagement spécifiquement italien dans la guerre civile espagnole : « Aujourd’hui en Espagne, demain en Italie ». À la fois exhortation et avertissement, le...
Guardat en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2007
|
| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméEn novembre 1936, l’antifasciste italien Carlo Rosselli lance sur les ondes de Radio Barcelone un appel destiné à devenir l’étendard de l’engagement spécifiquement italien dans la guerre civile espagnole : « Aujourd’hui en Espagne, demain en Italie ». À la fois exhortation et avertissement, le mot d’ordre de Rosselli révèle en creux les limites de la lutte antifasciste menée jusque-là dans les pays d’accueil ; il soulève de même les potentialités d’un bouleversement révolutionnaire en Europe. L’Espagne se présente dans cette optique non seulement comme une occasion de revanche d’un antifascisme « moribond », mais également et peut-être surtout comme une étape nécessaire vers la réélaboration des options politiques et la reconstruction d’un antifascisme militant. Cette contribution vise à cerner les motivations d’une frange de l’antifascisme italien à s’engager au côté de l’Espagne républicaine, soit le partito repubblicano italiano (parti républicain italien), l’Azione repubblicana e socialista (Action républicaine et sociale) et le mouvement Giustizia e Libertà (Justice et Liberté). L’analyse de ces mouvements
minoritaires, électrons libres dans le champ politique exilé, permet d’interroger et d’éclairer la configuration large de l’antifascisme italien à un moment si ce n’est crucial du moins déterminant de la lutte antifasciste internationale. |
|---|