Le sport catholique en France
RésuméAvant de prendre l’autonomie qu’on lui connaît aujourd’hui, le sport a longtemps été marqué par les enjeux idéologiques dont il était porteur, dès lors qu’il contribuait fortement à la socialisation de la jeunesse. En contrepoint du sport laïque, qui l’a précédé, et du sport ouvrier, qui lui e...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2006
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméAvant de prendre l’autonomie qu’on lui connaît aujourd’hui, le sport a longtemps été marqué par les enjeux idéologiques dont il était porteur, dès lors qu’il contribuait fortement à la socialisation de la jeunesse. En contrepoint du sport laïque, qui l’a précédé, et du sport ouvrier, qui lui est postérieur, le sport catholique, coordonné par la puissante Fédération gymnastique et sportive des patronages de France, s’est développé à partir de la fin du 19e siècle sur le terreau des patronages, urbains d’abord, ruraux ensuite, autour de disciplines privilégiées – la gymnastique, puis le football et le basket – atteignant son apogée numérique (près de huit cent mille adhérents) au milieu des années 1950. Il s’est agi successivement d’affirmer la puissance sociale du catholicisme, de garder une emprise sur les jeunes des milieux populaires et de moraliser la pratique sportive. Mais tandis que le sport développait sa logique propre, concurrente des obligations religieuses, le personnel ecclésiastique qui animait les sociétés catholiques – les fameux vicaires de patro – se raréfiait, et de nouvelles priorités pastorales, centrées sur l’Action catholique, ont fini par marginaliser une activité jugée dépassée du point de vue de son intérêt apostolique. La Fédération sportive catholique (maintenant FSCF), peine désormais, comme les autres Fédérations sportives affinitaires (UFOLEP et FSGT), à définir son identité et à justifier sa raison d’être. |
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