Jean Fourastié ou le prophète repenti
RésuméEn 1946, après le succès de L’Économie française dans le monde, Jean Fourastié (1907-1990) rejoint le « club des optimistes » du Commissariat au Plan. Économiste non conformiste, professeur au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) archétype du modernisateur convaincu que la hausse...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2006
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméEn 1946, après le succès de L’Économie française dans le monde, Jean Fourastié (1907-1990) rejoint le « club des optimistes » du Commissariat au Plan. Économiste non conformiste, professeur au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) archétype du modernisateur convaincu que la hausse du niveau de vie entraîne une consommation de masse et amène « l’homme moyen », dont il a une conception élitiste, à transformer son genre de vie, il popularise tant auprès des élites que du grand public, une synthèse subtile basée sur les rapports existants entre production croissante, consommation croissante, productivité et migrations professionnelles. Toutefois, à la fin des années 1950, cet « humanisme optimiste » fait place à des réserves : Fourastié découvre, après Keynes, que l’homme n’est pas un acteur économique rationnel puisque la consommation de masse est en train de donner naissance à une « civilisation de consommation », dont il est le « roi illusoire ». Si le prophète repenti annonce alors la fin des « temps faciles », il n’en renie pas pour autant ses essais économiques antérieurs à l’adresse du grand public et, surtout, ses critiques ne se teintent pas d’anti-américanisme. |
|---|