Conflit de mémoires autour du cimetière de Bergen-Belsen
Résumé— Dès 1945, et suivant une pratique établie après la première guerre mondiale, l’administration française se mit à rechercher les corps des combattants français morts au champ d’honneur. Cette pratique fut élargie aux victimes de la déportation. Une mission de recherche fut mise sur pied, qui...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2006
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Résumé— Dès 1945, et suivant une pratique établie après la première guerre mondiale, l’administration française se mit à rechercher les corps des combattants français morts au champ d’honneur. Cette pratique fut élargie aux victimes de la déportation. Une mission de recherche fut mise sur pied, qui travailla sur les sites des différents camps de concentration en Allemagne. Une convention bilatérale fut signée en 1954 entre la France et l’Allemagne, pour permettre la poursuite des exhumations. En 1958, alors que les travaux devaient commencer au cimetière du Hohne, à côté de Bergen-Belsen, en Basse-Saxe, l’association des survivants juifs du camp s’y opposa vivement. L’affaire prit immédiatement une tournure diplomatique, et vit s’opposer diverses politiques de la mémoire, diverses traditions funéraires. Des autorités religieuses, mais aussi des médecins légistes et des juristes s’affrontèrent sur ce cas et diverses tentatives furent faites, sans succès, pour trouver un compromis. La controverse ne fut finalement tranchée que onze ans plus tard, par une décision de la commission d’arbitrage de Coblence. |
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