Le corps souverain sous la Cinquième République
Résumé Obsèques, enterrements, inhumations ou funérailles posent la question du seuil, du passage, dans les représentations contemporaines de la vie et de la mort. Ces rituels renvoient aussi à nos représentations du corps, devenu dépouille du disparu. Au plus haut niveau de la société, en la perso...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2005
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Résumé
Obsèques, enterrements, inhumations ou funérailles posent la question du seuil, du passage, dans les représentations contemporaines de la vie et de la mort. Ces rituels renvoient aussi à nos représentations du corps, devenu dépouille du disparu. Au plus haut niveau de la société, en la personne du « Prince », qu’il soit souverain ou président, chef ou guide, la mort déclenche le deuil de tous les citoyens. Quel hommage ceux-ci rendent-ils à celui qui a « représenté » le corps social dans son ensemble ? Comment ce corps social se « sépare »-t-il, sans s’abîmer, de celui qui fut sa tête ? Questions d’anthropologie que soulèvent les funérailles du souverain. L’avènement en France de la télévision de masse dans les années 1960 et l’introduction du suffrage universel comme mode de scrutin pour élire le président de la République posent ces questions en des termes spécifiques à la France et à la Cinquième République. Comment les médias télévisés ont-ils pris part au deuil de la nation ? Comment ont-ils rendu la mort du chef de la nation accessible (c’est-à-dire à la fois intelligible et recevable) aux téléspectateurs et aux citoyens français ?
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