Les archives présidentielles de François Mitterrand

Résumé Un bilan scientifique sur les archives présidentielles de François Mitterrand n’a jamais été publié et il paraît utile, en vue de faciliter les recherches sur un fonds capital pour l’histoire de la France entre 1981 et 1995, de dissiper les confusions qui ont pu persister sur sa constitutio...

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Detalhes bibliográficos
Principais autores: Bos, Agnès, Vaisse, Damien
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2005
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Résumé Un bilan scientifique sur les archives présidentielles de François Mitterrand n’a jamais été publié et il paraît utile, en vue de faciliter les recherches sur un fonds capital pour l’histoire de la France entre 1981 et 1995, de dissiper les confusions qui ont pu persister sur sa constitution, son contenu et sa communication, et de préciser le rôle joué par les Archives nationales dans son traitement. Avec plus de 14 000 cartons, il est le plus considérable et le plus complet des fonds présidentiels conservés au Centre historique des Archives nationales, une richesse qui s’explique par l’intérêt de François Mitterrand pour l’histoire, par l’efficacité du service d’archives implanté au sein même de l’Élysée, et par la formule du « protocole de remise » qui donne au président des garanties sur l’accès aux documents. Par le classement et la constitution d’instruments de recherche, les Archives nationales donnent les clefs d’accès à ce fonds, dont elles respectent l’organisation initiale, afin de rendre compte des méthodes de travail au sein de la présidence, de la circulation de l’information et du processus décisionnel. Les fonds d’archives présidentielles ne sont librement communicables qu’après un délai de soixante ans. La communication anticipée par dérogation des archives présidentielles de François Mitterrand obéit aux règles fixées par le protocole et par la législation, et les principes qui régissent l’instruction des demandes sont ceux appliqués pour tous les fonds non librement communicables. Loin d’être « verrouillées », elles font l’objet de nombreuses communications, mais, faut-il le rappeler, leur exploitation historique ne peut se faire qu’en les confrontant à d’autres sources et avec une bonne connaissance préalable du fonctionnement des institutions.