Cochet François, Les soldats de la drôle de guerre. Septembre 1939-mai 1940, Paris, Hachette Littératures, 2004, 272 p., 21,50 €.

Résumé L’Algérie et la France ont mis en œuvre des traitements divergents du passé de la guerre d’indépendance algérienne. Les deux pays ont en effet privilégié les enjeux internes de ce passé. En France, son traitement s’est inscrit dans une configuration de polémiques publiques, fondée sur le mod...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Wieviorka, Olivier
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2005
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Résumé L’Algérie et la France ont mis en œuvre des traitements divergents du passé de la guerre d’indépendance algérienne. Les deux pays ont en effet privilégié les enjeux internes de ce passé. En France, son traitement s’est inscrit dans une configuration de polémiques publiques, fondée sur le modèle de l’interprétation du passé du régime de Vichy ; en Algérie sa gestion a été prise en charge par le pouvoir, qui y a puisé une source de légitimité. Une gestion commune est restée impensable. La comparaison avec le cas franco-allemand permet d’en dégager les raisons, à rechercher dans les rapports passés et présents entretenus par les deux pays. Enfin, les repères qui permettent d’élaborer une politique de gestion du passé tenant compte des intérêts légitimes des victimes, ici, sont difficiles à appliquer. Leurs revendications aboutissent inéluctablement à rejouer la guerre. À l’heure d’une coopération renouvelée, l’Algérie et la France, ne pourraient-elles pas réfléchir à une gestion commune ?