Images et sons

Résumé L’Algérie et la France ont mis en œuvre des traitements divergents du passé de la guerre d’indépendance algérienne. Les deux pays ont en effet privilégié les enjeux internes de ce passé. En France, son traitement s’est inscrit dans une configuration de polémiques publiques, fondée sur le mod...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Thénault, Sylvie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2005
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Résumé L’Algérie et la France ont mis en œuvre des traitements divergents du passé de la guerre d’indépendance algérienne. Les deux pays ont en effet privilégié les enjeux internes de ce passé. En France, son traitement s’est inscrit dans une configuration de polémiques publiques, fondée sur le modèle de l’interprétation du passé du régime de Vichy ; en Algérie sa gestion a été prise en charge par le pouvoir, qui y a puisé une source de légitimité. Une gestion commune est restée impensable. La comparaison avec le cas franco-allemand permet d’en dégager les raisons, à rechercher dans les rapports passés et présents entretenus par les deux pays. Enfin, les repères qui permettent d’élaborer une politique de gestion du passé tenant compte des intérêts légitimes des victimes, ici, sont difficiles à appliquer. Leurs revendications aboutissent inéluctablement à rejouer la guerre. À l’heure d’une coopération renouvelée, l’Algérie et la France, ne pourraient-elles pas réfléchir à une gestion commune ?